Laï-Muoï
Méthodes d'arts martiaux
 
CALENDRIER 2018/2019
01/12/2018 :
Interclub de Laï-muoï à Saint-Georges-de-Commiers (38450).
19/01/2019 :
Stage fédéral du "maître-fondateur" à Pont de Claix (38800).
02/02/2019 :
Interclub de Laï-muoï à Rives (38140).
27/04/2019 :
Interclub de Laï-muoï à Saint-Marcellin (38160).
15/06/2019 :
Passage de grade fédéral à Voiron (38500).
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Le Laï-muoï - Découverte

Le Laï-Muoï est un art martial qui se différencie beaucoup des autres par son origine, ses positions, ses techniques. A la fois méthode de self-défense, de combat et philosophie, cet Art a sa particularité propre.

Le Laï-Muoï est composé de deux mots : "Laï" qui signifie "TECHNIQUE" et "Muoï" qui signifie "ARTS MARTIAUX".

Il y a plusieurs siècles, au moment de l’apparition du Bouddhisme, plusieurs Missionnaires religieux s'éparpillèrent en Asie, pour répandre l'enseignement de Bouddha. Or, à cette époque, les dangers qu'ils rencontrèrent furent innombrables : bêtes sauvages et brigands bloquaient leur chemin. Les Missionnaires, pour se protéger, créèrent un Art Martial. Arrivés dans différents pays, ils adoptèrent leurs techniques propres. Ainsi, ceux qui s'établirent en Chine utilisèrent la boxe chinoise ; et ceux qui s'installèrent en Thaïlande adoptèrent la boxe thaï. Le MUOI LAO fut créé par les Missionnaires installés au Laos.

Basé sur les fondements du MUOI LAO, sur l'expérience, sur la réflexion de nombreuses années d'entraînement et sur la confrontation avec d'autres techniques de combat, j'ai élaboré un style original et complet : le LAI MUOI.

C'est une synthèse des Arts Martiaux traditionnels, mais il constitue aussi une innovation, de par ses techniques, spécifiques et efficaces, dont certaines sont secrètes et dangereuses. Cet Art utilise toutes les possibilités naturelles du corps humain ; c'est la science des coups frappés sur les points vitaux de l'adversaire ; un seul coup doit suffire à le mettre définitivement hors de combat. Le LAI MUOI possède un arsenal important et impressionnant de ripostes décisives, dont l'efficacité est facile à prouver. Il ne faut pas oublier le premier but du LAI MUOI : l'application en combat réel.

Méthode de self-défense, chacune de ses techniques est très efficace contre l'adversaire. En cas de défense contre une attaque à main nue ou armée, le LAI MUOI peut rendre bien des services ; sa défense est prompte et doit donc être appliquée avec circonspection. L'utilisation simultanée des poings et des pieds, la maîtrise physique et mentale obtenue par un dur entraînement, explique qu'un pratiquant de LAI MUOI de niveau moyen est capable de riposter contre plusieurs adversaires à la fois.

Le LAI MUOI développe les facultés physiques, morales et intellectuelles. Il n'enseigne pas seulement l'obtention du succès, mais aussi la maîtrise de soi dont l'homme à besoin pour son épanouissement corporel et moral. Le fondement du LAI MUOI est "devenir" : élever son âme toujours plus haut. Le LAI MUOI se veut un mélange équilibré entre le corps et l'esprit, l'action et non action, le moi et non moi.

Sa technicité pourrait en faire la plus redoutable des armes, et cela à mains nues. Celui qui maîtrise les techniques de LAI MUOI, peut se défendre et accomplir des exploits remarquables ; rompre de grosses planches avec son poing et briser des tuiles ou des briques d'un coup de pied. Mais cet aspect spectaculaire ne constitue pas l'essence du LAI MUOI. Ces faits ne sont pas qu'une part mineure de cet Art Martial et il est erroné de penser que ce sont là, ses limites.

La philosophie du Laï-Muoï est un aspect essentiel de la discipline ; elle met l'accent sur le côté spirituel des choses. Dans la vie quotidienne, l'esprit et le corps sont entraînés et développés avec modestie ; dans les cas critiques, le pratiquant sera capable de se dévouer entièrement à des justes causes.

 

La valeur de cet Art, dépend donc de celui qui le pratique. Conçu correctement, enseigné et étudié dans le véritable esprit du Laï-muoï, cet Art est non seulement l’antithèse absolue de la force pure et réelle, mais encore, il n'admet pas d'équivalent en tant qu'Art Martial complet. Le pratiquant doit effacer toute pensée égoïste et mauvaise pour comprendre l'enseignement reçu avec un esprit clair et une conscience pure. La notion de supériorité sur l'adversaire est forcément éphémère. Ceux qui veulent se perfectionner en Laî-muoï doivent être éclairés sur sa nature et son bon usage. Celui qui suit cette voie doit développer force et courage. Un travail et un investissement réel et profond de l'individu sont nécessaires. Celui qui étudie avec sincérité et comprend l'essence de cet Art, n'est jamais amené à prendre part au combat sans être attaqué. Il s'agit d'apprendre à réagir et à se défendre.

 

« L'Art ne fait pas l'homme, l'homme fait l'Art ». Celui qui étudie un Art ne doit jamais oublier la culture de l'esprit et du corps. Dans le Laï-muoï, l'individu peut chercher une amélioration de sa santé ou l’entraînement du corps, permettant son fonctionnement efficace. On peut vouloir développer sa force au niveau des bras ou des jambes, ou acquérir l'équilibre et la force spirituelle. Tous les motifs sont liés à l'auto-développement ; parcontre, lorsqu'on utilise immodérément les techniques, on annule tous les mérites et les aspects bénéfiques du Laï-muoï. A travers l'homme, les techniques deviennent un Art ; le Laï-muoï a pour but d’entraîner l'esprit et de développer une conscience claire, afin de nous permettre de faire face au monde avec lucidité tout en développant extérieurement une puissance susceptible de pouvoir vaincre de féroces bêtes sauvages.
L'esprit et la technique deviennent un tout dans le véritable Laï-muoï. Le pratiquant doit être sensible et réceptif aux critiques des autres et doit constamment se remettre en question.

 

Le Laï-muoï s'ouvre à tout le monde : hommes, femmes, enfants. De l'age de 4 ans à 70 ans. Il faut toutefois être prêt à un minimum d'efforts. Tout ceci dépend en fait de l'état physique de chaque personne. (Lorsque le souffle vient à manquer, lorsque les muscles perdent leur vigueur, que les articulations se sclérosent et que vous n'avez pas encore fait de Laï-muoï, mieux vaut s'abstenir.) En pratiquant raisonnablement c'est à dire toujours en fonction de ce que l'organisme est réellement capable de réaliser, chacun peut espérer faire du bon Laï-muoï, sans risquer les conséquences de l'excès. Les participants doivent posséder une certaine forme d'esprit : loyauté, persévérance, maîtrise de soi, combativité.

L'équipement individuel est réduit au minimum, car le Laï-muoï se fait pieds et poings nus. Lorsqu'on pratique seul, en dehors du cours collectif, n'importe quelle tenue légère peut convenir. Mais au club, le pratiquant en Laï-muoï doit porter un kimono composé de deux pièces : une veste et un pantalon. La veste est serrée à la taille par une ceinture d'environ 3 m de long sur 4 à 5 cm de large.
La couleur de la ceinture permet de galonner la progression du participant et de voir son grade. C'est la récompense du travail accompli et un encouragement à poursuivre. Les débutants mettent soixante mois pour obtenir la ceinture noire. Il existe toutefois des participants doués qui y arrivent au bout de trente ou quarante mois d'exercice. En somme, le grade est la reconnaissance d'un certain niveau technique atteint, après une pratique assidue. En Laï-muoï, le système de grade commence de la ceinture blanche à la ceinture noire. Au-delà de cette ceinture, il existe des « dans » pouvant aller jusqu'au dixième.

De la ceinture blanche à la ceinture jaune, il faut 10 mois de pratique.

De la ceinture jaune à la ceinture verte, il faut 10 mois de pratique.

De la ceinture verte à la ceinture bleue, il faut 10 mois de pratique.

De la ceinture bleue à la ceinture marron, il faut 10 mois de pratique.

De la ceinture marron à la ceinture noire, il faut 20 mois de pratique.

Le débutant mettra donc, de quatre à six ans (vacances scolaires incluses) pour arriver à la ceinture noire.

 

Pour s'initier au Laï-muoï, des exercices très complexes sont exécutés : exercices de préparation, de respiration, des positions de base, des déplacements, des techniques de frappe de pieds et de mains.

Les techniques de frappe se font à 3 niveaux :

  • Position basse

  • Position moyenne

  • Position haute


Elles peuvent être effectuées de côté, devant ou en rotation. De même les parades sont effectuées en position haute, moyenne, basse ou à l'arrière. Toutefois soulignons que les exercices de préparation sont importants. Le pratiquant ne peut aborder sans risque, un entraînement s'il ne soumet pas au préalable son organisme à quelques mouvements de mise en train. Le but de la préparation est de mettre le corps en condition, afin qu'il puisse supporter le régime relativement violent auquel il sera soumis ; il s'agit donc d'effectuer les exercices d'échauffement des muscles, d'assouplir les articulations, etc...

Les postions sont très importantes aussi : Le Laï-muoï renforce ce domaine. C'est une partie même de la technique de main ou de pied exécutée. Il existe de nombreuses positions. Chacune est faite en vue d'une situation précise, telle l'attaque ou la défense.

Les déplacements d'une position à une autre sont des phases très dangereuses : l'adversaire peut profiter de ces opportunités pour attaquer. Les changements doivent être faits très rapidement, puisque ce sont des phases de vulnérabilité.

Enfin, les techniques de frappe de pied, de main, et les techniques de parade, constituent un chapitre important de ce manuel, dont nous allons étudier les détails après.

Connaissant bien les difficultés d'assimilation des nouveaux pratiquants qui veulent s'initier en théorie et en technique au Laï-muoï, je publie ce manuel en langue française, fruit de mon expérience d’entraînement et d'enseignement.

Bounpanh SYSAYKEO
Fondateur du Laï-Muoï

(Extrait du livre)